Au début des années 1980, le milieu étudiant montréalais était traversé par de nombreuses organisations de la gauche révolutionnaire. Plusieurs groupes — maoïstes, trotskystes ou marxistes-léninistes — tentaient alors de mobiliser les étudiants et les travailleurs autour d’un projet de transformation radicale de la société.
C’est dans ce contexte que j’ai moi-même fréquenté certains de ces milieux. Comme c’est souvent le cas, cet engagement ne s’est pas construit à partir d’une adhésion idéologique immédiate, mais à travers une série d’expériences concrètes : la vie étudiante, des conflits politiques, des solidarités militantes et des rencontres.
Les textes associés à ce sujet reviennent sur cette période et sur les différentes étapes de cet engagement. Ils abordent notamment le milieu étudiant du Cégep du Vieux-Montréal au début des années 1980, certaines mobilisations étudiantes, ainsi que mes liens avec le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste).
Le texte « L’époque où je me prenais très au sérieux » propose une réflexion rétrospective plus large sur cette expérience et sur la manière dont on peut entrer — puis sortir — d’un engagement politique radical.