Dire que Yanik Crépeau est un personnage est presque un euphémisme. Il faisait partie de ces gens qu’on n’oublie pas. Beaucoup le trouvaient étrange, parfois déroutant. Même des personnes qui ne le connaissaient pas vraiment gardaient le souvenir de l’avoir croisé.
Grand gaillard à la présence imposante, Yanik était manifestement une personne neuroatypique. Au premier contact, il pouvait sembler difficile d’accès, presque rébarbatif. Il fallait apprendre à traverser plusieurs couches de comportements inhabituels avant de découvrir la personne derrière tout cela. Mais avec le temps, une fois cette distance franchie, on pouvait en venir à beaucoup l’apprécier.
Je l’ai rencontré au cégep du Vieux Montréal. Au fil des années, nous avons tissé une amitié solide et collaboré à de nombreux projets. Devenu programmeur, il a souvent croisé ma route professionnelle, notamment autour de De l’huile sur le feu, Les belles lettres du palais, la Société Générale de Production, Fade-In, Croque-Nouvelles, Micro-Contact, Planon Télexpertise, Current TV et la Coop de l’Octet.