1944-1997
Serge Savard est mon père. Sa présence dans ma vie n’a jamais été continue, mais elle est revenue de façon régulière, par fragments, à travers les années. Il m’a mise en contact avec un univers instable et contrasté, où se côtoyaient la fête, les excès, les groupes marginaux, le plein air, la débrouillardise et une forme de générosité très personnelle. Les textes qui lui sont associés montrent moins une trajectoire linéaire qu’une suite de présences marquantes, traversées à la fois par un puissant élan de vie et par une grande fragilité.