Saint-Paul. Pas Saint-Paul-d’Industrie, pas Saint-Paul-de-Joliette — simplement Saint-Paul. C’est un village au nord-est de Montréal, dans Lanaudière, et c’est là que j’ai passé une partie significative de ma jeunesse — de 1970 à 1981, en gros. Une partie de mon primaire, la quasi-totalité de mon secondaire. Des années formatrices.
Je regroupe dans cette page les histoires de Saint-Paul et celles de Joliette, la ville voisine. J’aurais pu faire deux pages séparées, mais les deux sont trop intrinsèquement liées pour les dissocier. Mon école secondaire, la polyvalente Barthélémy-Joliette, était à Joliette. J’y passais une bonne partie de mes journées. Mais c’est à Saint-Paul que je rentrais dormir tous les soirs. C’est Saint-Paul qui était le centre.
Une anecdote pour mettre les choses en perspective : Saint-Paul existait avant Joliette. Barthélémy-Joliette, le fondateur de la ville qui allait porter son nom, allait à l’église à Saint-Paul avec son épouse Marie-Charlotte de Lanaudière. La ville qu’il a fondée s’appelait d’abord Industrie — elle a été renommée Joliette en sa mémoire après sa mort. Ce qui explique les deux surnoms qu’on entendait à l’époque : Saint-Paul-d’Industrie, puis Saint-Paul-de-Joliette. C’est Saint-Paul qui était là en premier.