Savard — faire mémoire est un projet d’écriture et d’archivage personnel.
Il rassemble des fragments de vie, des récits, des textes analytiques et des notes, organisés autour d’une chronologie assumée.

Ce site n’est ni une autobiographie exhaustive, ni un journal tenu au fil des jours.
Il s’agit plutôt d’un travail de mise en ordre de la mémoire : ce qui a été vécu, ce qui a été transmis, ce qui a été compris plus tard — parfois longtemps après les faits.

Les textes sont regroupés par périodes, non pas pour figer le passé, mais pour lui donner une structure lisible. Chaque période agit comme un point d’ancrage, autour duquel différents types de textes peuvent coexister.


Une méthode d’écriture assumée

Les contenus de ce site se répartissent principalement en récits et en articles.
Cette distinction n’est ni hiérarchique ni rigide ; elle sert avant tout à clarifier l’intention de lecture.

Les récits

Les récits relèvent de l’expérience vécue ou transmise.
Ils sont généralement écrits à la première personne et s’appuient sur la mémoire personnelle, les souvenirs racontés par d’autres, ou des reconstructions subjectives assumées.

Ils ne cherchent pas l’exhaustivité ni la neutralité.
Ils acceptent les zones d’ombre, les hésitations et les contradictions. Leur valeur réside dans le point de vue, la sensibilité et le rapport intime au temps.

Un récit peut être fragmentaire, revenir plusieurs fois sur un même événement, ou coexister avec d’autres récits portant sur la même période.

Les articles

Les articles adoptent une posture différente.
Ils visent à documenter, contextualiser ou analyser certains éléments : faits historiques, contextes sociaux, cadres institutionnels, événements collectifs ou mécanismes plus larges ayant influencé les parcours individuels.

Le ton y est généralement plus distancié. La chronologie, la précision et la mise en contexte y jouent un rôle plus important. Les sources, lorsqu’elles existent, peuvent être mentionnées.

Les articles ne prétendent pas à une objectivité absolue, mais cherchent une lisibilité factuelle et une mise en perspective qui dépasse le vécu individuel.

Une cohabitation volontaire

Un même événement peut faire l’objet :

  • d’un récit, qui en restitue l’impact personnel ;

  • d’un article, qui en éclaire le contexte ou les conséquences.

Cette cohabitation est volontaire.
Elle permet d’éviter deux écueils : réduire la mémoire à une suite de faits, ou réduire l’histoire à une suite d’émotions.


Un projet évolutif

Ce projet est en constante évolution.
Les textes peuvent être complétés, déplacés ou réécrits. De nouvelles périodes peuvent apparaître. Certaines zones resteront volontairement fragmentaires.

Ce travail est avant tout destiné à faire trace : pour soi, pour les proches, et pour celles et ceux qui, un jour, chercheront à comprendre comment une vie ordinaire s’inscrit dans une époque donnée.