À propos

Faire Mémoire — Savard est un projet d’écriture et d’archivage personnel créé par Stéphanie Savard.

Il rassemble des fragments de vie, des récits, des textes analytiques et des scènes, organisés autour d’une chronologie assumée.

Ce carnet est né d’un désir simple : laisser une trace réfléchie.

Une trace destinée d’abord aux proches, mais aussi à celles et ceux qui, un jour, voudront comprendre comment des trajectoires individuelles s’inscrivent dans une époque donnée.

Ce site n’est ni une autobiographie exhaustive, ni un journal tenu au fil des jours.

Il s’agit plutôt d’un travail de mise en forme de la mémoire : ce qui a été vécu, ce qui a été transmis, ce qui a été compris plus tard — parfois longtemps après les faits.

Les textes sont regroupés par périodes, non pas pour figer le passé, mais pour lui donner une structure lisible. Chaque période agit comme un point d’ancrage, autour duquel différents types de textes peuvent coexister.


Une méthode d’écriture assumée

Les contenus de ce site se répartissent principalement en récits, articles et scènes.

Cette distinction n’est ni hiérarchique ni rigide ; elle vise avant tout à clarifier l’intention de lecture.

Les récits

Les récits relèvent de l’expérience vécue ou transmise.

Ils sont généralement écrits à la première personne et s’appuient sur la mémoire personnelle, les souvenirs racontés par d’autres, ou des reconstructions subjectives assumées.

Ils ne cherchent ni l’exhaustivité ni la neutralité.

Ils acceptent les zones d’ombre, les hésitations et les contradictions. Leur valeur réside dans le point de vue, la sensibilité et le rapport intime au temps.

Un récit peut être fragmentaire, revenir plusieurs fois sur un même événement, ou coexister avec d’autres récits portant sur la même période.


Les articles

Les articles adoptent une posture différente.

Ils visent à documenter, contextualiser ou analyser certains éléments : faits historiques, contextes sociaux, cadres institutionnels, événements collectifs ou mécanismes plus larges ayant influencé les parcours individuels.

Le ton y est généralement plus distancié.

La chronologie, la précision et la mise en contexte y jouent un rôle plus important. Les sources, lorsqu’elles existent, peuvent être mentionnées.

Les articles ne prétendent pas à une objectivité absolue, mais cherchent une lisibilité factuelle et une mise en perspective qui dépasse le vécu individuel.


Les scènes

Les scènes décrivent un moment précis, circonscrit dans le temps et l’espace.

Elles peuvent naître d’un souvenir direct, mais aussi d’un support matériel : une photographie, un enregistrement sonore, un objet, une trace.

Une scène ne cherche pas à raconter une trajectoire complète.

Elle s’attache à un instant particulier — parfois bref — et en explore les différentes strates : ce qui est visible, ce qui est su, ce qui est compris après coup.

L’écriture d’une scène peut ainsi inclure :

  • le contexte dans lequel le moment s’inscrit,

  • son histoire ou ce qui l’a rendu possible,

  • et, lorsque cela est pertinent, des détails techniques : conditions de prise de vue, dispositifs, contraintes matérielles ou éléments factuels liés au support.

Contrairement au récit, la scène ne vise pas la continuité narrative.

Contrairement à l’article, elle ne cherche pas à démontrer ni à analyser. Elle observe, décrit, précise.

Les scènes assument une écriture resserrée, parfois presque descriptive, laissant au lecteur le soin de relier ce moment à d’autres fragments du carnet. Elles peuvent fonctionner comme :

  • des points d’entrée visuels ou sensibles dans une période,

  • des appuis concrets pour des récits plus développés,

  • ou des fragments autonomes, assumés comme tels.


Une cohabitation volontaire

Un même événement peut faire l’objet d’un récit, d’un article ou d’une scène, selon l’angle retenu et le type de mémoire mobilisé.

Cette cohabitation est volontaire.

Elle permet d’éviter deux écueils : réduire la mémoire à une suite de faits, ou réduire l’histoire à une suite d’émotions.


Un projet évolutif

Ce projet est en constante évolution.

Les textes peuvent être complétés, déplacés ou réécrits. De nouvelles périodes peuvent apparaître. Certaines zones resteront volontairement fragmentaires.

Ce travail vise avant tout à faire mémoire :

laisser des fragments pour la postérité, sans prétendre à une vérité définitive, mais avec le souci de transmission, de compréhension et de justesse.